Cryolipolysis for Body Sculpting


Cryolipolyse pour la sculpture corporelle

Roberta Bibas, Alexandra Cariello Mesquita, Diego Cerqueira Alexandre et Maria Claudia Almeida Issa Société brésilienne de dermatologie, Rio de Janeiro, Brésil Université fédérale Fluminense, Niterói, RJ, Brésil Département de médecine clinique – Dermatologie, Université fédérale Fluminense, Niterói, RJ, Brésil

Résumé

La cryolipolyse est une technique non chirurgicale de réduction localisée des graisses, ainsi qu'une procédure prometteuse pour la réduction non chirurgicale des graisses et le modelage corporel. Elle constitue une alternative convaincante à la liposuccion ou à toute autre méthode invasive. Cette procédure semble sûre à court terme, avec des effets indésirables limités, et permet une réduction significative des graisses lorsqu'elle est utilisée pour les adiposités localisées.

Mots-clés  CryolipolyseRéduction de graisse non chirurgicaleModelage corporelLipolyseLiposuccion

Introduction

Le modelage corporel est l'intervention de chirurgie esthétique la plus fréquemment pratiquée aux États-Unis. Les données de la Société américaine de chirurgie plastique esthétique indiquent que l'augmentation mammaire n'est plus l'intervention chirurgicale la plus populaire. La liposuccion a remplacé l'augmentation mammaire en 2013, avec 363 912 procédures (Ingargiola et al. 2015).

Bien que la liposuccion constitue un traitement efficace pour éliminer l'excès de tissu graisseux, elle reste une intervention invasive et comporte les risques inhérents à la chirurgie. De nos jours, de nouvelles modalités ont été décrites pour aborder le modelage corporel dans une perspective moins invasive. Ces modalités détruisent sélectivement les cellules adipeuses en ciblant les propriétés physiques qui les différencient des cellules épidermiques et dermiques sus-jacentes. Les dispositifs utilisant les ultrasons haute fréquence, l'énergie par radiofréquence et la lumière laser sont susceptibles d'améliorer l'efficacité, de minimiser les conséquences indésirables et de raccourcir le temps de récupération postopératoire. La destruction thermique, la destruction cavitationnelle ou la création d'un pore temporaire dans la membrane des adipocytes réduit le nombre d'adipocytes, ce qui entraîne une réduction mesurable des graisses (Ingargiola et al. 2015 ; Manstein et al. 2008 ; Zelickson et al. 2009 ; Ferraro et al. 2012 ; Sasaki et al. 2014).

La cryolipolyse est la destruction non invasive et sélective du tissu adipeux par refroidissement contrôlé. La méthodologie reposait sur l'observation selon laquelle les cellules riches en lipides sont plus sensibles aux lésions cryogéniques que les cellules environnantes riches en eau, telles que celles du derme et de l'épiderme sus-jacents. Le dispositif se compose d'un applicateur en forme de coupe qui aspire un pli de peau et de tissu adipeux sous-cutané entre deux plaques de refroidissement. La température du pli de tissu doit descendre à environ 0 °C, ce qui prend normalement une heure. La cristallisation des lipides cytoplasmiques des adipocytes déclenche une cascade d'événements caractérisée par l'apoptose des adipocytes, une panniculite et la perte éventuelle d'adipocytes. Cliniquement, cela se traduit par une diminution effective de l'épaisseur de la couche graisseuse. En 2008, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a initialement approuvé la cryolipolyse pour la réduction non invasive des adiposités focales des flancs, puis pour l'abdomen en 2011. Des effets secondaires courants du traitement peuvent survenir, par exemple un érythème temporaire, un œdème et une douleur légère. Parfois, la douleur post-traitement peut durer plusieurs jours après l'intervention (Jalian et al. 2014).

Graisse localisée

L'obésité est communément définie comme une accumulation importante de graisse corporelle due à un déséquilibre entre les calories absorbées et les calories brûlées. Au cours des 20 dernières années, l'obésité est devenue un trouble nutritionnel très fréquent et le principal facteur de risque de maladies chroniques non infectieuses dans le monde. La prévention et la prise en charge de l'obésité sont très compliquées car il n'existe pas de solution claire et facile. Une grande partie des personnes obèses ont besoin d'aide pour gérer leur poids.

Pour prévenir et traiter l'obésité, il existe actuellement différents types de systèmes d'amincissement et de beauté à intervention non invasive, tels que la radiofréquence et la cryolipolyse ; des interventions chirurgicales telles que la liposuccion et la lipolyse laser (chapitre « Les ultrasons pour la lipolyse », dans ce volume) ; et des méthodes préventives telles que le changement de mode de vie et de régime alimentaire. L'efficacité, la sécurité et le rapport coût-efficacité des interventions non invasives et invasives pour traiter l'obésité ne sont pas encore établis.

Récemment, de nouvelles technologies reposant sur des techniques non invasives basées sur l'énergie ont été développées, signalant un changement de paradigme potentiel dans les pratiques de réduction des graisses et de modelage corporel. L'objectif principal de ces thérapies modernes comprend la réduction de la masse tissulaire, avec comme résultat possible un modelage corporel non invasif (Manstein et al. 2008 ; Ferraro et al. 2012).

Mécanisme d'action de la cryolipolyse

En 1970, Epstein et Oren ont inventé le terme de panniculite des glaces après avoir décrit la présence d'un nodule induré érythémateux suivi d'une nécrose graisseuse à court terme sur la joue d'un nourrisson qui suçait une glace à l'eau. Bien que la panniculite induite par le froid ait été décrite pour la première fois chez les nourrissons, elle a également été observée chez des patients adultes. Ces observations ont conduit au concept selon lequel les cellules riches en lipides sont plus sensibles aux lésions dues au froid que les cellules environnantes riches en eau (Ingargiola et al. 2015 ; Manstein et al. 2008 ; Beacham et al. 1980 ; Epstein et Oren 1970).

En 2007, Manstein a introduit une nouvelle méthode non invasive, appelée cryolipolyse, pour la réduction des graisses par une technique de congélation. Cette technique est réalisée en utilisant un applicateur sur la zone ciblée, réglé à une température de refroidissement spécifique, pendant une durée prédéfinie. Elle cible les adipocytes tout en préservant la peau, les nerfs, les vaisseaux et les muscles (Manstein et al. 2008).

La cryolipolyse endommage les cellules graisseuses exclusivement par un refroidissement programmé de la peau. Le traitement a reçu l'approbation de la FDA pour la réduction des graisses au niveau des flancs en 2010, de l'abdomen en 2012 et des cuisses en 2014. Des études ont également démontré sa sécurité et son efficacité pour le traitement des graisses indésirables au niveau du dos, des bras et de la poitrine (Zelickson et al. 2009 ; Stevens et al. 2013 ; Munavalli 2013).

Cette technique repose sur le concept selon lequel les cellules graisseuses sont plus sensibles aux basses températures que les tissus environnants. L'exposition au froid peut induire des lésions sélectives du tissu sous-cutané par induction d'une panniculite, entraînant une réduction de la couche graisseuse superficielle. Ces lésions déclenchent la mort des adipocytes, qui sont ensuite engloutis et digérés par les macrophages.

Les adipocytes subissent une apoptose et une nécrose après exposition à des températures froides (Manstein et al. 2008 ; Zelickson et al. 2009 ; Ferraro et al. 2012 ; Beacham et al. 1980 ; Nelson et al. 2009 ; Boey et Wasilenchuk 2014). Des lésions initiales des adipocytes sont observées histologiquement au deuxième jour et s'aggravent au cours du mois suivant. Entre 14 et 30 jours après le traitement, les macrophages et autres phagocytes entourent, enveloppent et digèrent les cellules lipidiques dans le cadre de la réponse naturelle de l'organisme à la lésion. Quatre semaines après le traitement, l'inflammation diminue et le volume des adipocytes est réduit. Deux à trois mois après l'intervention, les septa interlobulaires sont nettement épaissis et le processus inflammatoire diminue davantage. À ce stade, le volume graisseux de la zone traitée est apparemment réduit et les septa représentent la majorité du volume tissulaire (Nelson et al. 2009).

Bien que son mécanisme ne soit pas entièrement compris, on pense que l'aspiration sous vide avec extraction de chaleur régulée coupe le flux sanguin et induit la cristallisation des lipides des cellules ciblées. De plus, cette lésion ischémique froide pourrait favoriser les lésions cellulaires dans le tissu adipeux par le biais d'un œdème cellulaire, d'une réduction de l'activité Na-K-ATPase, d'une diminution de l'adénosine triphosphate, d'une élévation des taux d'acide lactique et d'une libération de radicaux libres mitochondriaux. Un autre mécanisme décrit propose que la cristallisation initiale des lipides et la lésion ischémique froide soient encore aggravées par une lésion d'ischémie-reperfusion, entraînant la génération d'espèces réactives de l'oxygène, une élévation des taux de calcium cytosolique et l'activation des voies apoptotiques. Enfin, la cristallisation des lipides et la lésion ischémique froide des cellules graisseuses ciblées induisent l'apoptose et une réponse inflammatoire prononcée, entraînant leur élimination éventuelle du site de traitement au cours des semaines suivantes (Ingargiola et al. 2015 ; Manstein et al. 2008 ; Zelickson et al. 2009 ; Sasaki et al. 2014 ; Pinto et al. 2012 ; Pinto et al. 2013).

Des études histologiques montrent que les macrophages sont principalement responsables de l'élimination des cellules endommagées et des débris. La cryolipolyse pourrait élever les taux de lipides sanguins et d'enzymes hépatiques en raison de l'élimination interne des adipocytes, ce qui pourrait présenter un risque supplémentaire pour le patient, notamment pour les paramètres cardiovasculaires. Cependant, plusieurs études ont démontré que les taux sanguins de cholestérol, de triglycérides, de lipoprotéines de basse densité, de lipoprotéines de haute densité, d'aspartate/alanine transaminase, de bilirubine totale, d'albumine et de glucose restaient inchangés pendant et après cette procédure (Ingargiola et al. 2015 ; Ferraro et al. 2012 ; Riopelle et Kovach 2009 ; Coleman et al. 2009 ; Klein et al. 2009).

Comme la cryolipolyse est une technologie relativement récente, certains points doivent encore être pris en compte et étudiés, notamment le type de patient qui bénéficierait le plus de cette procédure. Des études suggèrent que les résultats sont plus visibles chez les patients présentant des tissus adipeux localisés discrets et de la cellulite (Ingargiola et al. 2015 ; Ferraro et al. 2012).

Les zones de traitement courantes comprennent l'abdomen, les bourrelets de soutien-gorge, les bourrelets lombaires, les poignées d'amour/flancs, l'intérieur des cuisses, le genou médial, les zones péri-trochantériennes, les bras et la cheville. La durée du suivi varie généralement de 2 à 6 mois. Une étude a présenté deux patients 2 et 5 ans après le traitement, soulignant la réduction persistante du tissu graisseux à ces moments lors de la comparaison des photographies avant et après traitement (Bernstein 2013) (Fig. 1, 2, 3, 4 et 5).

Photographies avant et après de la région dorsale, deux mois après une séance de cryolipolyse
Fig. 1 Avant et 2 mois après une séance sur la région dorsale
Vues (a) frontale et (b) postérieure de l'abdomen avant et deux mois après une séance de cryolipolyse pour graisse localisée
Fig. 2 Avant et deux mois après une séance pour graisse localisée au niveau de l'abdomen. (a) Vue frontale, (b) vue postérieure
Vues (a) antérieure et (b) latérale gauche des flancs avant et deux mois après une séance de cryolipolyse
Fig. 3 Avant et 2 mois après une séance sur les flancs. (a) Vue antérieure, (b) vue latérale gauche
Abdomen avant et deux mois après une séance de cryolipolyse
Fig. 4 Avant et 2 mois après une séance sur l'abdomen
Abdomen d'un deuxième patient avant et deux mois après une séance de cryolipolyse
Fig. 5 Avant et 2 mois après une séance sur l'abdomen

Bien qu'une réduction des graisses ait été observée dans toutes les zones examinées, on ne sait pas encore quelles zones sont les plus sensibles à la cryolipolyse. Différents facteurs peuvent contribuer à la réduction des graisses observée après cette procédure, par exemple la vascularisation, la cytoarchitecture locale et l'activité métabolique des dépôts graisseux spécifiques (Ingargiola et al. 2015).

Un traitement ultérieur entraîne une réduction supplémentaire des graisses ; néanmoins, l'ampleur de l'amélioration n'est pas aussi marquée qu'avec la première séance. Cependant, une étude a démontré qu'un deuxième traitement améliorait la réduction de la couche graisseuse au niveau de l'abdomen, mais pas au niveau des poignées d'amour. L'effet moindre de la deuxième séance pourrait s'expliquer par le fait que la graisse exposée à la deuxième extraction de chaleur est plus proche de la couche musculaire. L'apport vasculaire de la couche musculaire pourrait contribuer à l'inefficacité de l'extraction de chaleur, qui n'atteint pas la température optimale prédéfinie de 4 °C. Une autre hypothèse est que les adipocytes ayant survécu au premier traitement ont une tolérance plus élevée au froid (Ingargiola et al. 2015 ; Munavalli 2013 ; Boey et Wasilenchuk 2014 ; Pinto et al. 2012).

Outre le traitement ultérieur, le massage post-traitement a également été évalué pour expliquer pourquoi cette technique améliore l'efficacité d'un seul traitement de cryolipolyse. Une hypothèse expliquant l'efficacité potentiellement améliorée par le massage manuel post-traitement est un mécanisme supplémentaire de lésion du tissu adipeux ciblé immédiatement après le refroidissement, peut-être dû à une lésion de reperfusion tissulaire. L'analyse histologique n'a révélé aucun signe de nécrose ou de fibrose résultant du massage, démontrant ainsi que le massage manuel post-traitement est une méthode sûre et efficace pour réduire davantage la couche graisseuse après la cryolipolyse, avec d'excellents résultats (Ingargiola et al. 2015 ; Sasaki et al. 2014 ; Boey et Wasilenchuk 2014).

Effets indésirables

L'un des principaux avantages de la cryolipolyse est le faible nombre d'effets indésirables, en particulier par rapport à des procédures plus invasives. Seuls des effets secondaires légers et à court terme, tels que l'érythème, les ecchymoses, les modifications de la sensation, l'hypersensibilité et l'hyposensibilité, et la douleur, ont été rapportés dans la littérature. Ces effets s'expliquent principalement par la force du vide et la température à laquelle le tissu est maintenu pendant de longues durées et ne présentent aucun danger pour les patients (Ingargiola et al. 2015 ; Ferraro et al. 2012 ; Avram et Harry 2009).

Les patients observent généralement une rougeur au niveau du site traité, qui disparaît en quelques heures. Dans certains cas, des ecchymoses peuvent apparaître et durer une semaine. Une sensation d'engourdissement peut survenir dans certaines zones traitées. La diminution de la sensation nerveuse dure de 1 à 6 semaines (moyenne 3,6 semaines), mais elle disparaît complètement après 2 mois. Ce cas de sensation réduite est spontanément résolutif et ne nécessite aucune intervention. Aucune ulcération persistante, cicatrice, paresthésie, hématome, cloque, saignement, hyperpigmentation ou hypopigmentation, ou infection n'a été décrit. Le gonflement et les ecchymoses de la zone ont été observés dans une mesure légèrement moindre que l'érythème, mais on pense qu'ils sont dus aux mêmes processus. Ces complications ont également disparu peu de temps après (Ferraro et al. 2012 ; Nelson et al. 2009).

Dans une étude, la douleur pendant la procédure était généralement inexistante ou tolérable dans 96 % des cas. Certaines études n'ont montré aucune modification à long terme des fibres nerveuses sur des biopsies nerveuses réalisées 3 mois après le traitement, concluant que la température et la durée de la cryolipolyse n'ont aucun effet permanent sur le tissu nerveux périphérique. Les effets secondaires rares qui ont été décrits comprennent la réaction vasovagale et l'hyperplasie adipeuse paradoxale. Jalian et al. ont estimé une incidence de 0,0051 %, soit environ un cas sur 20 000, pour l'hyperplasie adipeuse paradoxale (Ingargiola et al. 2015 ; Jalian et al. 2014).

Les résultats histologiques ont été évalués dans un petit nombre d'études. Aucun signe de fibrose n'a été observé. La plupart des études démontrent une réponse inflammatoire à différents stades après la cryolipolyse, avec des infiltrats de cellules inflammatoires culminant à 30 jours (Coleman et al. 2009).

Les contre-indications à la cryolipolyse comprennent les affections induites par le froid, telles que la cryoglobulinémie, l'urticaire au froid et l'hémoglobinurie paroxystique au froid. La cryolipolyse ne doit pas être pratiquée dans des zones de traitement présentant des varices graves, une dermatite ou d'autres lésions cutanées (Ingargiola et al. 2015 ; Avram et Harry 2009).

Procédure et expérience des auteurs

D'après notre expérience, le traitement par cryolipolyse ne nécessite pas de préparation ni de restriction avant l'intervention. Le patient ne doit pas être à jeun et il n'est pas nécessaire d'interrompre les médicaments pris régulièrement. Nous conseillons au patient d'apporter un bikini ou un maillot de bain à utiliser pendant la séance de cryolipolyse.

Tout d'abord, nous réalisons une évaluation corporelle de la zone à traiter, qui comprend une documentation photographique, la mesure de la zone traitée et le pourcentage de graisse obtenu à l'aide d'un adipomètre.

Le formulaire de consentement, remis à tous les patients, clarifie le mécanisme d'action, les résultats attendus, les contre-indications et les effets indésirables.

En accord avec le traitement, nous marquons la zone à traiter, dans les positions adaptées pour de meilleurs résultats esthétiques (par exemple, la technique du diamant au niveau de l'abdomen).

Lorsque la position du patient est adaptée au couplage et confortable à maintenir pendant la durée du traitement, nous appliquons la couche de protection avec du gel, spécifique au dispositif, puis nous couplons l'embout pour commencer l'aspiration.

Pendant les 10 premières minutes, une gêne douloureuse se manifeste, qui cesse en raison de l'analgésie obtenue par la congélation de la zone. Le processus de congélation d'un embout prend environ une heure, selon le type d'embout et/ou le fabricant.

Après avoir terminé le cycle de traitement, on déconnecte l'embout et on observe la formation d'une « masse » congelée ayant la forme de l'embout (Fig. 6). La peau de la zone traitée doit être rouge, légèrement gonflée, mais intacte. Des érosions, des cloques ou d'autres lésions ne sont pas attendues après l'intervention. Nous devons ensuite commencer le massage manuel par des mouvements doux visant à réchauffer la zone traitée.

Masse congelée en forme d'embout d'applicateur, avec érythème et œdème au niveau de l'abdomen immédiatement après la cryolipolyse
Fig. 6 « Masse » congelée ayant la forme de l'embout, avec érythème et œdème immédiatement après la cryolipolyse au niveau de l'abdomen

En ce qui concerne les effets indésirables, nous observons couramment des douleurs transitoires, de l'érythème et de l'œdème. Des ecchymoses et des nodules peuvent survenir. D'après notre expérience, l'inconfort le plus important survient pendant le traitement de l'abdomen. La douleur est traitée par de la gabapentine orale, qui peut être proposée juste après l'intervention et poursuivie pendant 2 semaines si nécessaire. L'œdème ne doit pas être drainé. Les ecchymoses peuvent durer de 2 à 3 semaines et disparaissent d'elles-mêmes, mais si les patients demandent un traitement, certaines crèmes contenant de la coumarine et de l'héparine ou de la vitamine K peuvent être appliquées jusqu'à disparition complète.

Il n'y a pas de restriction d'activité physique après le traitement. De plus, nous n'indiquons généralement pas de massages dans le cadre du programme de traitement. Le patient est évalué au bout de 2 mois et, si nécessaire, nous répétons le traitement dans le but d'obtenir une perte plus importante de graisse locale.

Conclusion

La cryolipolyse devient l'une des alternatives les plus populaires à la liposuccion pour la réduction locale du tissu adipeux. En raison de sa facilité d'utilisation et de ses effets indésirables limités, cette procédure devient également la technologie principale des techniques non invasives. Comme la cryolipolyse est une procédure relativement nouvelle, les protocoles de traitement doivent encore être améliorés pour maximiser les résultats.

Comparée aux effets secondaires des procédures de chirurgie esthétique traditionnelles, la cryolipolyse présente un risque moindre pour les patients, avec une incidence très faible de complications. Certaines études ont comparé les mesures par compas, ultrasons, imagerie tridimensionnelle et ruban manuel avec la cryolipolyse. Bien qu'aucune étude n'ait comparé toutes ces modalités, les données disponibles suggèrent que ces techniques présentent une bonne corrélation entre elles.

La cryolipolyse a été décrite pour la première fois en 2007, et bien que sa popularité ait considérablement augmenté, la littérature disponible reste limitée. Une variabilité importante existe dans la conception des études, les machines utilisées et les critères d'évaluation des résultats. En raison de ce manque d'uniformité, la comparaison de l'ampleur des effets devient difficile, et la valeur d'une méta-analyse des données disponibles est limitée.

Messages à retenir

  • Le modelage corporel reste l'une des interventions de chirurgie esthétique les plus fréquemment pratiquées aux États-Unis.
  • La cryolipolyse est une technique non chirurgicale prometteuse pour la réduction localisée des graisses et le modelage corporel.
  • La cryolipolyse devient l'une des alternatives les plus populaires à la liposuccion pour la réduction localisée du tissu adipeux.
  • La cryolipolyse consiste en des lésions sélectives des cellules graisseuses induites par un refroidissement programmé de la peau.
  • Des effets secondaires rares, notamment la réaction vasovagale et l'hyperplasie adipeuse paradoxale, ont été décrits.

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